Ko.yaa.nis.qatsi (tiré de la langue Hopi), nom. l. vie folle. 2. vie tumultueuse. 3. vie se désagrégeant. 4. vie déséquilibrée. 5. un état d’existence qui exige un autre mode de vie.
Cette B.O. du remarquable documentaire Koyaanisqatsi a été composée par le génie Philip Glass, un des créateurs du courant de la musique contemporaine minimaliste / répétitive dans les années 60. C’est un pote de Ravi Shankar et de Terry Riley qui le pousseront à affirmer son style de composition très marqué par les processus graduels et répétitifs.
Vous me direz « c’est de la musique de drogués ! » , et vous n’aurez pas forcément tort, surtout associé au film Koyaanisqatsi qui est un véritable trip hallucinant, documentaire sans paroles, magnifié par sa B.O, avec des fulgurances visuelles encore inégalées de nos jours. Sorte de critique poussée de la société consumériste, ce film met en opposition la beauté de la nature et la force créative, violente et destructrice de l’homme.
Entièrement monté et rythmé sur la musique progressive et surpuissante de Philip Glass, ce film puise sa force émotionnelle dans les sons électroniques et les montées symphoniques qui parsèment la partition de sir Philou.
Je vous conseille donc vivement l’écoute de cet album, qui conserve une force incroyable une fois sorti de son contexte filmique. Ce qui est étonnant c’est la modernité qui émane de cette oeuvre, avec des sonorités samplées, réutilisées et pillées dans bon nombre de compositions actuelles.
Tout est à écouter dans cet album, je ne ferai pas de liste best-of…
Quelques liens à visiter :
- Bande annonce du film
- Utilisation de la B.O pour le jeu GTAIV (musique aussi présente aussi dans le jeu)
- Extrait du film (nature)
- Extrait du film (civilisation)
Ces extraits ne rendent pas justice à la beauté du film, qui s’apprécie en DVD sur un bon canapé, avec un bon son, et éventuellement quelques substances psychotropes licites ou illicites (ou pas).
A noter que ce film fait partie d’une trilogie (site officiel) des « Qatsi », avec toujours Godfrey Reggio derrière la caméra et Philip Glass à la musique, mais les suites m’ont toujours parues (yawn) inférieures même si intéressantes.
Massive!